on dirait des fleurs
horizons
sombres douceurs
correspondances
traces du temps, d'une émotion, d'un mouvement, traces gravées dans la mémoire, traces de l’acide sur le métal, métal miroir ou métal fatigué, déformé, rongé, odeurs de white et d’alcool, alchimie des encres, des vernis, de la poudre de colophane, tarlatanes plus ou moins sales, surtout plus, attente tranquille du papier, et chaque fois, chaque fois la même émotion lorsque je soulève le papier et que l’épreuve apparaît.
lithographie
Se laisser porter par ce qui nous échappe, en dehors de notre volonté, de l’ordre de l’inconscient, c’est moi et ce n’est pas moi, cela devient moi par le regard que je lui donne ensuite. Je me réapproprie un travail réalisé malgré moi, c’est passionnant. C’est comme redécouvrir une histoire. De plus ce qui m’intéresse c’est aussi de montrer le travail manuel, mon intervention, mes tâches, mes étapes d’approches. J’aime montrer l’idée de départ, souvent qqchose de plus réfléchi, on va dire un projet, et ce qui s’est créé à partir de ce projet. On ne peut pas parler de restes, de ratés, mais un peu qd même, j’aime bien les pousser au bout, leur donner une chance, à la limite cela m’intéresse de partir de qqchose d’insignifiant (quoique) et de le mettre en « lumière ». Qd j’étais petite ma mère développait ses photos, faisait des albums et, à côté d’elle, je récupérais les ratées, les trop grises, les trop sombres, les trop floues et composais ainsi mon album. On est au-delà de la virtuosité, certains l’ont déjà fait tellement bien ou le font encore, ce n’est pas mon propos et qu’est-ce que j’apporterai de plus ?, on est dans l’attention que l’on porte aux choses sans valeur apparente. Comment les magnifier ? Comment leur rendre hommage car ils sont la source même de la création, sans eux rien n’est possible? Comment les donner à voir avec l’étiquette « œuvre d’art » ? Du coup je me dessaisis du travail, je laisse la place au « hasard », je ne guide rien dans un premier temps du moins, je reste extérieure. C’est aussi pour cela que j’aime retravailler à l’infini mes plaques de zinc, une histoire est déjà racontée, très bien, ensuite je laisse mordre l’acide de façon « aléatoire » pour en creuser une autre et voir ce qui va arriver.Tourner autour des choses jusqu’à les épuiser, jusqu’à m’épuiser aussi, au sens propre. Après je sais que je peux arrêter. Mais cela peut prendre du temps, des mois, des années.
un peu de bleu
suites coréennes
estampages
au pays du matin calme
ireland
ireland again
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